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Blog de Samir Ghezlaoui

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La SNTA dénonce les spéculateurs : Pas d’augmentation des prix du tabac

18 Octobre 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

La SNTA dénonce les spéculateurs : Pas d’augmentation des prix du tabac

Par Samir Ghezlaoui
In El Watan du 18/10/2009

Le président du directoire de la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) dément une quelconque augmentation des prix du tabac. Dans un entretien accordé à El Watan, Ahmed Madjour affirme que son entreprise applique le même barème des prix sur toute sa gamme des produits depuis 2004.
A en croire ce dirigeant de la SNTA, ces hausses importantes des prix sont l’objet de spéculation de quelques revendeurs après les rumeurs relatives à une éventuelle augmentation prévue dans la loi de finances 2010. « Supposons que le prix du paquet de 20 cigarettes à la sortie d’usine est d’environ 70 DA, on le trouve normalement chez les buralistes à des prix variant entre 80 et 100 DA, voire plus, selon la disponibilité de la marque. Ce sont des marges qu’ils s’accordent eux-mêmes », nous explique M. Madjour. Abordant la loi de finances 2010, notre interlocuteur précise : « L’Etat n’a aucun rôle dans la fixation des prix du tabac. Il peut seulement définir une augmentation des taxes, mais comme à ce jour rien n’a encore été notifié à l’entreprise par la direction générale des impôts, cela suppose qu’il n’y aura pas d’augmentation et que les mêmes taxes seront reconduites pour l’année prochaine. Et si l’augmentation aura lieu, nous n’avons qu’à nous soumettre aux décisions du gouvernement ». Dans ce contexte économique national dominé par la crise financière mondiale qui a tiré la rente pétrolière algérienne à la baisse et l’agitation qui ronge les entreprises nationales publiques et privées après les nouvelles mesures prises dans la LFC 2009, la SNTA se distingue par une bonne, voire une excellente santé financière. Selon ses dirigeants, elle est quasiment le deuxième pourvoyeur de fiscalité après Sonatrach.

« La valeur des taxes imposées aux différents produits de la SNTA par les services des impôts prouve que l’activité de l’entreprise est vraiment créatrice de richesses. En 2008 par exemple, nous avons versé 38 milliards de dinars au Trésor public au titre de recettes fiscales », nous explique le président du directoire de cette entreprise publique. Quoique l’entreprise ne satisfait que près de 70% de la demande du marché national en cigarettes, elle a commercialisé en 2008 pas moins de 850 millions de paquets de cigarettes, toutes marques confondues. Ce qui lui vaut un bénéfice net de 9 milliards de dinars. « Notre chiffre d’affaires hors taxes a atteint 21,3 milliards de dinars en 2008. Une petite baisse de rentabilité est enregistrée par rapport aux années précédentes due essentiellement à la réduction de la production », nous confie M. Madjour. Au sujet de la privatisation de la SNTA, Ahmed Madjour déclare que « juste après la prise de ladite décision d’ouvrir le capital de l’entreprise, nous avons entamé des négociations avec quelques groupes intéressés qui n’ont pas abouti.


Depuis, il n’y a rien de nouveau, nous continuons à produire en tant que société 100% publique ». En revanche, les responsables de la SNTA souhaitent qu’on prenne la décision finale concernant la privatisation ou non de l’entreprise pour pouvoir concevoir une politique de développement et de renouvellement de ses équipements afin d’améliorer ses performances. Selon le président du directoire de l’entreprise, « la SNTA n’est pas concernée par la mise à niveau des entreprises publiques par le gouvernement. Nous n’avons reçu aucune aide ou subvention de l’Etat, d’ailleurs, nous n’en avons pas besoin ». D’après la même source, l’entreprise n’a pas de problème de marché mais un problème de production à cause des vieilles machines. La SNTA a inscrit dans son plan de développement le renouvellement des équipements mais tant que son sort n’est pas encore déterminé, le directoire ne peut pas s’engager pour un quelconque investissement. Sur un autre volet, M. Madjour nie le fait que l’Algérie importe les allumettes de l’étranger.


La production de La SNTA en la matière est estimée à près de 50 millions de boîtes par an, ce qui couvre complètement le marché national. Par contre, on importe la matière première environ 20 000 tonnes annuellement à cause de la production locale très faible du tabac qui ne dépasse pas les 500 tonnes. « Pour 2008, nous avons importé 16 000 tonnes de tabac brut et près de 3000 tonnes de tabac à priser et à mâcher. Soit 5 milliards de dinars comme facture d’importation de la matière première », nous a précisé le président du staff directeur de ladite entreprise publique. L’un des plus importants challenges du directoire de cette société est une délocalisation de ses usines installées essentiellement dans des zones urbaines vers des zones industrielles telles qu’imposée par le gouvernement. Néanmoins, la SNTA vise toujours la qualité du produit proposé à la clientèle.

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Selon une enquête de l’ONS: L’industrie nationale résiste

6 Septembre 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

Selon une enquête de l’ONS: L’industrie nationale résiste

Par Samir Ghezlaoui

In El Watan du 06/09/2009

 

L’Office national des statistiques a confirmé l’amélioration du rythme de l’industrie nationale.

Les résultats de l’enquête d’opinion, réalisée par l’ONS auprès des chefs d’entreprises industrielles, montrent une nette progression de l’activité industrielle des secteurs public et privé au cours du premier trimestre 2009. L’enquête, qui a touché 740 entreprises (340 publiques et 400 privées), évoque une poursuite de l’essor de l’industrie nationale entamé au 4e trimestre 2008. Les conclusions de ladite enquête, rapportées par l’agence officielle (APS), notent aussi une augmentation des exportations des entreprises concernées. En effet, plusieurs patrons des deux secteurs déclarent avoir des contrats d’exportation à satisfaire dans les quelques mois à venir. En revanche, la même étude signale quelques obstacles qui freinent l’expansion de l’industrie nationale. « Le niveau d’approvisionnement en matière première reste inférieur aux besoins exprimés, selon 36% des industriels publics et plus de 9% du privé, qui porte sur le type et le rythme de l’activité industrielle et non sur les productions », précise la même source. Toujours selon le sondage de l’ONS, « l’allongement des délais de recouvrement des créances, les remboursements d’emprunts, les charges élevées – selon les patrons du privé –, et le ralentissement de la demande continuent d’influer sur la situation de la trésorerie des entreprises des deux secteurs ».

On signale en outre plusieurs défaillances dans le domaine de l’équipement, en raison de la vétusté des matériels et des problèmes de maintenance. Malgré ces problèmes, près de 84% des chefs d’entreprise du secteur public et 50% de ceux du privé, concernés par l’enquête, ont déclaré avoir satisfait toutes les commandes reçues. De plus, ils jugent que la situation de leurs stocks est plutôt « normale ». Parlant du volet des ressources humaines, on remarque que le secteur public trouve plus de difficulté à recruter que le privé, notamment en personnel d’encadrement. En revanche, l’enquête ajoute que « quelque 91% des patrons publics et près de 50% des privés estiment qu’en embauchant du personnel supplémentaire, les entreprises ne vont pas produire davantage ». D’ailleurs, la plus grande partie des gérants d’entreprises préfèrent le renouvellement de l’équipement sans embauche supplémentaire du personnel pour produire davantage. Concernant l’avenir de leurs sociétés, « les chefs d’entreprise prédisent que la production et la demande connaîtraient une hausse pour les deux secteurs. Ils prévoient une stagnation pour les prix et une baisse pour les effectifs du secteur public », conclut l’enquête de l’ONS.


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Oléoduc GPL Hassi R’mel-Arzew: La première phase achevée

31 Août 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

Oléoduc GPL Hassi R’mel-Arzew
La première phase achevée


Par Samir Ghezlaoui
In El Watan du 01/09/2009


Le groupe Saipem, chef de file du groupement Saipem-Lead, vient d’annoncer l’achèvement de la phase I du projet LZ2 ligne GPL 24 Hassi R’mel-Arzew et sa mise en gaz.

 

Dans un communiqué de presse, le géant pétrolier italien se félicite de la réception du projet dans les délais contractuels. Saipem a été retenu en 2007 pour un contrat d’une valeur de 36,11 milliards de dinars (environ 501 millions de dollars). Le groupe s’était engagé à réaliser l’ouvrage de transport du gaz de pétrole liquéfié (GPL) LZ2 pour l’alimentation des usines de traitement GP1Z et GP2Z. En fait, le projet LZ2 consistait en la réalisation, dans un délai de 26 mois, d’une canalisation d’un diamètre de 24 pouces sur une longueur de 495 km qui relie le terminal de départ de Hassi R’mel au terminal d’arrivée d’Arzew. La réception de cet ouvrage permettra ainsi de porter la capacité de transport de GPL vers Arzew de 9 à 15 millions de tonnes/an. Avec la réception de ce grand projet dans les délais prévus, ce groupement conforte sa bonne implantation en Algérie. Rappelons qu’il a pris en charge la réalisation de nombreuses infrastructures gazières et pétrolières dans notre pays, dont le plus important reste Medgaz car Saipem a décroché, en 2006, le contrat de 630 millions d’euros pour la réalisation du tronçon sous-marin du gazoduc, situé dans les eaux internationales, sur une longueur de 210 km. Ajoutons qu’en mars dernier, Saipem a signé avec son maître d’ouvrage Sonatrach et son partenaire First Calgary Petroleum LP (FCPLP) un contrat de réalisation d’installations gazières d’un montant de près de 2 milliards de dollars. Ces installations devront permettre de traiter 9 millions de m3/j (soit 3 milliards de m3/an) de gaz, 10 000 bbl/jour de condensat, 14 000 bbl/jour de GPL et 8350 bbl/jour d’huile. Le dernier contrat en date obtenu par Saipem concerne la réalisation d’un quai de stockage pour le futur complexe d’urée et d’ammoniac de Mers El Hadjadj, près d’Oran, pour un montant de 210 millions d’euros.

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