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Blog de Samir Ghezlaoui

Articles avec #politique tag

En cas de maintien du non-lieu en France: La famille Mecili saisira la justice européenne

29 Novembre 2014 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Politique

Annie Mecili, veuve du défunt, toujours inquiète que l’impunité perdure à jamais.
Annie Mecili, veuve du défunt, toujours inquiète que l’impunité perdure à jamais.
In El Watan du 29 novembre 2014.

La famille du défunt Ali Mecili ne compte pas accepter le verdict de la justice française qui a prononcé, le 17 novembre dernier, un non-lieu dans l’affaire de l’assassinat de l’avocat et membre fondateur du FFS. Après le recours déposé auprès du parquet de Paris, l’avocat de la famille menace de faire appel à la justice européenne. «Nous aurons une audience, probablement dans quelques mois, pour avoir une réponse à notre recours. Si le dossier n’est pas rouvert par la justice française, nous sommes prêts à aller jusqu’à la Cour européenne», a déclaré maître Antoine Comte.

La décision de non-lieu a été prise par le nouveau juge d’instruction qui a considéré qu’«en dépit d’une instruction extrêmement longue et de multiples tentatives de coopération internationale demeurées vaines, l’information n’a pas permis d’établir des charges suffisantes contre quiconque d’avoir commis les faits d’assassinat à l’encontre d’André Mecili». En tout cas, c’est l’argument majeur qu’aurait présenté Anne Bamberger, juge et vice-présidente chargé de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris, à la partie civile. La justice française met en avant, ainsi, le refus de coopération des autorités algériennes pour justifier cette décision. «Les deux commissions rogatoires internationales en Algérie n’ont pas été exécutées», précise l’ordonnance de non-lieu. Se disant «révoltée et triste», Annie Mecili a qualifié ce non-lieu de «honte pour la justice de mon pays». Pour la veuve de maître Mecili, «cette ordonnance, reprenant le réquisitoire du parquet, est un véritable aveu d’impuissance de la part de la juge chargée de l’instruction». Si la fermeture du dossier de l’affaire Mecili est maintenue, cela voudrait dire, selon notre interlocutrice, que «la justice française reconnaît par là même à un Etat étranger le droit de paralyser l’action judiciaire en France alors qu’il faudrait justement ne jamais cesser d’en exiger des réponses et, donc, maintenir le dossier ouvert». Même son de cloche chez Me Comte. «C’est honteux pour la justice et les autorités politiques françaises si on considère qu’un assassinat politique commis en France pourrait rester impuni», a-t-il déclaré à El Watan.

La raison d’état prime de nouveau ?

«Cette affaire, c’est d’abord une affaire d’Etat. On a arrêté l’assassin présumé et on l’a renvoyé en Algérie. On l’a donc, en quelque sorte, renvoyé aux commanditaires de l’assassinat. Ces faits ont été cachés au juge d’instruction en charge du dossier à l’époque et à la famille aussi. On ne l’a su que plusieurs mois après», rappelle Me Comte, faisant allusion à l’arrestation de Abdelmalek Amellou, le 10 juin 1987, et son expulsion vers l’Algérie en vertu de la procédure d’«urgence absolue» sur décision du ministre français délégué à la Sécurité de l’époque, Robert Pandraud, et sur ordre de Charles Pasqua, alors ministre de l’Intérieur. «Les arguments de la justice française sont simples : toutes les commissions rogatoires qu’elle a formulées ont été ignorées par les autorités algériennes. On a considéré qu’en l’absence de possibilité de coopération avec la justice algérienne, on ne peut rien faire. Le juge d’instruction ne peut interroger l’assassin présumé ni en France ni en Algérie. Les autorités algériennes n’ont apporté aucun élément qui permette à l’affaire d’avancer», explique encore Antoine Comte. «Malgré cette décision, nous ne désespérons pas que les juges français reprennent cette affaire en main et relancent l’instruction, surtout que ce n’est pas la première fois qu’un non-lieu est prononcé dans ce dossier», a-t-il conclu. Effectivement, une première décision de non-lieu avait été prise le 20 novembre 1992, puis annulée par un arrêt de la cour d’appel de Paris, le 31 mars 1993, qui ordonna la poursuite de l’information judiciaire. «En sera-t-il de même aujourd’hui ? Il m’est difficile de répondre à cette question dans le cadre d’une affaire marquée dès l’origine par la raison d’Etat», regrette Annie Mecili. En effet, cette «raison d’Etat» a été dénoncée dès 1987 par Hocine Aït Ahmed, quelques mois seulement après l’assassinat de son lieutenant, Ali-André Mecili. Cette position demeure, encore aujourd’hui, celle du FFS. Dès l’annonce de l’assassinat de Mecili, le 7 avril 1987, Aït Ahmed avait accusé directement les «services spéciaux» algériens d’avoir commandité l’assassinat. Il insistait sur le fait que son camarade de route avait été «abattu par un vulgaire proxénète sous contrat avec la Sécurité militaire». Deux mois plus tard, les services de sécurité français arrêtaient Amellou, sur lequel était retrouvé un ordre de mission signé par un certain «capitaine Hassani».

Un non-lieu attendu !

Depuis l’épisode de l’arrestation, en 2008, du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni, soupçonné d’être le fameux capitane Hassani avant qu’il ne soit innocenté deux ans plus tard, le dossier de l’affaire Mecili stagne. Cela faisait peur à Annie Mecili. Cette dernière avait un mauvais pressentiment qu’elle avait exprimé à El Watan, lors du recueillement annuel au Père Lachaise, en avril dernier : «Nous devons demeurer vigilants… très vigilants ! Car il peut y avoir toujours un moment où un juge finit par se demander si un dossier aussi ancien, de plus bien embarrassant, marqué par la raison de deux Etats, ne mérite-t-il pas un non-lieu.» Quelques mois plus tard, en juillet 2014, la veuve Mecili avait envoyé une lettre à Christiane Taubira, ministre française de la Justice, où elle exprimait sa crainte de ne jamais voir se dérouler le procès de l’affaire Mecili et réclamer d’empêcher, par voie de la loi, la clôture des dossiers de crimes politiques. «Le nouveau juge d’instruction en charge de cette affaire nous a avisés que l’information lui paraissait terminée et qu’à l’issue des délais prévus, l’ordonnance de règlement pourrait être rendue», avait écrit Annie Mecili dans la même requête, en vain. En attendant la réponse de la justice française au recours de la famille Mecili, une bonne partie de la société civile algérienne établie en France se tient prête à se mobiliser contre une éventuelle confirmation du non-lieu. Nous y reviendrons.

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Le militantisme étudiant face au défi du changement

19 Mai 2011 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Politique

55ème anniversaire du Jour de l’Etudiant

Le militantisme étudiant face au défi du changement

 19 mai 1956: «Avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadavres!» ;

19 mai 2011: «Avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs chômeurs!».

 

Par Samir Ghezlaoui

Le jour de l’étudiant est célébré cette année dans des conditions agitées. L’université algérienne ne se calme toujours pas, après près de quatre mois d’ébullition. Les étudiants qui se sont révoltés contre les réformes universitaires «non réfléchies», ont eu l’audace de s’organiser en plusieurs comités autonomes pour réclamer leurs droits pédagogiques mais aussi émir leurs avis sur la nécessité du changement politique dans notre pays, contribuant ainsi aux débats sur cette question vivace qui anime le quotidien algérien, indissociable du printemps démocratique aux pays des dictatures.

Dépolitiser pour régner

Le 19 mai 1956, les étudiants et les lycéens algériens ont répondu présents à l’appel du devoir, lancé par le Front de Libération Nationale (FLN révolutionnaire) des Abane, Ben M’hidi, Boudiaf et les autres pour rejoindre la lutte armée et déserter les bancs d’école et les amphithéâtres. «Avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs cadaUGEMA.jpgvres!», ont écris les militants de l’Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA) dans une déclaration annonçant leur grève générale. 55 ans après, cette expression est toujours d’actualité pour les étudiants qui ont affirmé durant les différentes actions de contestation de ces dernières semaines: «Avec un diplôme en plus, nous ne ferons pas de meilleurs chômeurs!». Non seulement, la tutelle répond par la sourde oreille aux revendications pédagogiques, réclamant une formation de qualité et un diplôme de valeur, mais les responsables du secteur stigmatisent l’engagement politique de ces étudiants qui demandent plus de démocratie et un régime politique qui peut assurer une vraie politique de recrutement pour les diplômés universitaires. Appliquant la sentence néocolonialiste à l’algérienne: «dépolitiser pour régner», faire de la politique au sein des campus notamment par les étudiants autonomes est devenu depuis quelques années un péché. Pourtant, la lutte estudiantine n’était jamais contradictoire avec le fait politique national. Les étudiants étaient, de tout temps, les meneurs d’une pensée politique nationaliste et démocratique en Algérie. Le fuel politique c’est eux. Et ce n’est pas les partis de l’alliance présidentielle qui diront le contraire. Ces formations politiques, qui partagent les pions d’un jeu politique fermé, se sont dotées de syndicats estudiantins pour garder une main vigilante sur l’une des «vraies forces de changement».  En tout cas les partis politique de l’opposition, à l’instar du FFS, le PST et le RCD, sont convaincus que les étudiants sont l’avenir politique du pays et investissent en eux comme l’ont fait leur aînés de la Soummam. En effet, la déclaration de ce congrès historique du 20 août 1956 préconisa que le FLN devrait assigner aux étudiantes et étudiants des tâches précises dans les domaines où ils peuvent donner un plus pour la révolution: la politique, l’administration, l’économie, la culture, etc.

L’autonomie contre la soumission

Fort de constater que le militantisme étudiant n’a pas lâché son rôle dans la société, défini par le congrès de la Soummam. Au lendemain de l’indépendance, le mouvement estudiantin n’a pas hésité à prendre des positions politiques claires et courageuses. L’Union nationale des étudiants algériens (UNEA) dont l’ancêtre est l’UGEMA, a dénoncé explicitement le coup d’état du 19 juin 1965. L’UNEA s’est imposé comme un syndicat estudiantin autonome, ce qui lui valut la dissolution, le 15 janvier 1971. Le pouvoir, conduit par le colonel Boumdienne, a essayé par tous les moyens de dompter les étudiants syndicalistes et créa un nouveau syndicat: l’Union nationale de la jeunesse algérienne (UNJA). Ce même UNJA a qualifié les événements du printemps berbère de 1980 de «manipulation téléguidée par l’extérieur».  Quoi qu’on ait dit et écrit sur avril 1980, la vérité est que les étudiants de Tizi-Ouzou et d’Alger ont ouvert les yeux des algériens et forgé leurs esprits pour demander plus de libertés individuelles et plus de participation dans la vie politique. Cette lutte est récompensée par l’ouverture politique et médiatique de 1989 quelques mois seulement après les évènements du 5 octobre 1988 auxquels ont pris part, encore une fois, des milliers d’étudiants. Ces derniers ont réédité un exploit lors de la grève du cartable de 1994, en arrachant des avancées considérables dans la quête de l’officialisation de Tamazighth.

S’assumer et s’imposer

Bizarrement, depuis 1999, la lutte estudiantine n’a jamais réussi à gagné ne serait ce qu’une petite bataille pédagogique. Le rôle des étudiants dans la gestion de leur propre avenir est rendu au néant. A la moindre contestation, la tutelle et ses acolytes crient à «la récupération politique des revendications d’ordre pédagogique». Cela dure depuis 12 ans. Les autorités ont-elles vraiment réussi à complexer l’étudiant par rapport à la chose politique ? Là est la grande question.  Mais si c’est le cas, le pouvoir en place aurait réussi où De Gaule a échoué en mai 1968: contenir la révolution estudiantine. Parlant des luttes politiques estudiantines sur le plan international, ce ne sont pas les exemples qui manquent. Toujours en Hexagone, les étudiants -parmi eux des algériens- se sont mobilisés victorieusement contre le Front National en 2002, contre le Contrat de première embauche (CPE) en 2006 et Contre la réforme des retraites en octobre 2010. En novembre 2010, les étudiants anglais se sont révoltés contre le triplement des frais d'inscription à l'université. Selon l’institut américain de recherche politique CATO, le mouvement estudiantin démocratique au Venezuela a «empêché en décembre 2007 la réforme constitutionnelle qui aurait donné le plein pouvoir au président Hugo Chavez».  Faut-il aussi noter que c’est les sacrifices des étudiants iraniens en 1978 contre le Chah qui ont propulsé, une année plus tard, Khomeiny à la tête de la République islamique d’Iran. C’est dire, la communauté étudiante ne peut plus se contenter de chercher un rôle de figuration. C’est aux étudiants de proposer et d’imposer des solutions sociopolitiques allant dans le sens de reconstruire un Etat moderne, démocratique et social, tel dessiné par les précurseurs du 1er novembre 1954, du 19 mai 1956 et du 20 août 1956. Il faut que la communauté universitaire toute entière œuvre et focalise ses forces pour instaurer une autonomie de gestion des universités, seule capable de purifier nos amphithéâtres de la médiocratie et de produire une élite politique consciente et rénovatrice. 

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« Vous chantez pour nous et nous nous sacrifions pour vous »

12 Mars 2010 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Politique

Lettre d’un prisonnier palestinien pour les élèves de la Star Académie*

« Vous chantez pour nous et nous nous sacrifions pour vous »

 

*Document traduit de l’arabe et titré par Samir Ghezlaoui


palestine-prisonniers.jpgJe suis un étudiant académicien comme vous mais en Palestine. On se lève à une heure précise, nous pratiquons le sport dans une salle fermée, mangeons et apprenons collectivement et conformément à des lois strictes qu’on nous impose, déjà, tout à fait comme vous. Il y a des caméras plantées dans tous les coins pour contrôler nos mouvements à chaque seconde. Nous fumons et mangeons
moins que vous. Vous vous êtes condamnés volontairement pour rester quatre mois au maximum, tandis que nous sommes condamnés dans ces académies pour de nombreuses années. Vous êtes concentrés dans une seule académie, alors que nous sommes déployés sur plusieurs académies, Shata, Jalama au Nord, … (il cite les différents noms de prisons). Au moment où vous détestez être « Nominés », nous, nous l'espérons tous.

 

Au lieu d’«Alfokaliz » nous avons l'habitude de chanter l'hymne à la gloire de Dieu avant que le gaz projeté (par les geôliers ou les éléments de maintien de l’ordre) s’installe dans nos gorges et nos poitrines. L’événement marquant chez vous est « Le Prime », mais pour nous ; tous les jours sont les mêmes. Vous recevez les visites des artistes et nous celles des avocats et la Croix-Rouge. Parfois on vous interdit d’appeler les parents comme une mesure punitive, mais nous on nous l’interdit sans être punis. Vous perdez du poids par des régimes alimentaires et nous, nous le faisons « grâce » à des grèves illimitées de la faim.

 

Quand quelqu'un d’entre nous sort de l’académie, il va tout droit au tribunal militaire avant de revenir chargé avec des dizaines d'années (de plus) qui changeront certainement le « Look », ou vers un hôpital avant de revenir garni de douleurs. La solitude, l’ennui et la réduction de votre nombre vous agacent, alors que la surpopulation dans nos chambres (cellules) et l’augmentation de notre nombre par milliers nous tuent.

 

Vous chantez pour qui ? Et nous nous sacrifions pour qui ? Vous chantez pour nous et nous nous sacrifions pour vous ! Vous signez des autographes pour vos fans et admirateurs, et nous signons nos noms pour les secrétariats (des prisons) ou sur les murs (des cellules) pour que les prochains nous reconnaissent.

De là, nous vous invitons mes frères et sœurs académiciens, de faire passer ce message à tous ceux qui sont tentés par la « Star Académie » pour les mettre au courant concernant les souffrances de nos braves prisonniers. Ainsi, ils vont apprendre les positions de l'honneur, la résistance et la bravoure des stars libres des académies palestiniennes, aigles de la liberté.

 

Salutations à toutes les consciences.

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:رسالة من أسير فلسطيني إلى طلاب ستار أكاديمي

أنا طالب أكاديمية مثلكم، إنما من فلسطين. فنحن ننهض من النوم في ساعة محددة، نمارس الرياضة في ساحة مغلقة، نأكل ونتعلم بشكل جماعي وحسب قوانين صارمة فرضت علينا مسبقا، تماماً مثلكم. وهنالك كاميرات مزروعــة في كل زاوية لمراقبة حركتنا على مدار اللحظة. ندخن ونأكل أقل منكم. أنتم حكمتم على أنفسكم بالبقاء أربعة أشهر على الأكثر، بينما نحن محكومون في هذه الأكاديميات لسنين طويلة. أنتم مركـّـزون في أكاديمية واحدة، بينما نحن موزعون على عدة أكاديميات، شطة والجلمة بالشمال، الرملة وهداريم والتلموند في الوسط، عسقلان والسبع ونفحة في الجنوب. وبالقدر الذي تكرهون أن يكون احدكم "نومينيه" فإننا نتمنى ذلك.

وبدلا من "الفوكاليز" تعودت حناجرنا على النشيد والتكبير الذي يعقبه رش الغاز ليستقر في حناجرنا وصدورنا.
الحدث الأبرزعندكم هو "البرايم"، عندنا فكل الأيام متشابهة. يقوم الفنانون بزيارتكم بينما يزورنا المحامون والصليب الاحمر. قد تمنعون من الاتصال بالأهل كإجراء عقابي، أما نحن فممنوعون دون عقاب. تقومون بتخفيف الوزن بواسطة الريجيم، ونحن نقوم بذلك عن طريق الاضراب المفتوح عن الطعام.

عندما نخرج من الأكاديميات، نخرج إلى المحاكم العسكرية، ليعود الواحد منا محملا بعشرات السنين التي ستغير حتما "اللوك"، أو الى المستشفيات لنعود محملين بالألم. تزعجكم الوحدة والملل وتناقص عددكم، بينما يقتلنا الاكتظاظ وتزايد أعدادنا التي أصبحت بالآلاف.

"انتو لمين بتغنو"، واحنا "لمين بنضحي" ؟ انتو بتغنو النا ونحن منضحي الكو
أنتم توقعون أسماءكم للمعجبين والمعجبات، بيمنا نحن نوقع أسماءنا على ورقة الأمانات، أوعلى الجدران ليتعرف علينا القادمون من بعدنا.

فمن هنا ندعوكم يا أخوتي وأخواتي الطلاب أن توصلوا هذه الرسالة الى كل من فتنه "ستار أكاديمي" ولتعرفوه على معاناة أسرانا البواسل كي يتعلم مواقف العزة والصمود من نجوم أكاديميات فلسطين الأحرار نسور الحرية.

تحياتي لكل ضمير
 
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Aleïda Guevara «Un peuple libre est un peuple éduqué»!

25 Novembre 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Politique

Aleïda Guevara à Alger Sur les traces du Che

«Un peuple libre est un peuple éduqué»* 

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«On ne peut pas arrêter de résister lorsqu’on voit un enfant mourir quand il peut être soigné. On ne peut pas arrêter de résister avant que chaque homme, femme et enfant vivent en paix et dans la dignité… »

 

 

 

 

Par Samir Ghezlaoui

Dr Aleïda March Guevara, fille du célèbre symbole révolutionnaire argentin, Che Guevara, effectue depuis avant-hier une visite de courtoisie en Algérie. Dans ce cadre, elle s’est rendue, lundi matin, au siège de l’APC de la Casbah où elle a observé une minute de silence à la mémoire du grand «CHE» au boulevard Che Guevara. Ensuite, l’hôte de l’Algérie a été reçue au siège du Conseil de la nation. Dans l’après midi, la Guevara juniore participe à une conférence-débat au siège national du Front de Libération Nationale (FLN). Après la projection d’un film montrant les grands instants qui ont marqué la vie amoureuse et politique du révolutionnaire, qui était son père, la parole a été donnée à la conférencière de marque qui se lance en affirmant que «les idées et les convictions manquent à l’humanité depuis pratiquement la disparition d’Ernesto Che Guevara».

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La fille du «Comandante» a invoqué la pe nsée de s on père qui irrigue encore l’esprit de tous ceux qui combattent les injustices. Elle était là, si présente, à la tribune sous l’ombre de son cher papa. L’invitée d’honneur a commencé son intervention, «logiquement», par l’évocation de son rapport avec le «Padre (père)». «C’est très difficile de parler du Che. J’ai eu le privilège de vivre, mais très peu, avec mon père. Mais ma mère l’aimait passionnément et nous a appris à l’aimer, de sorte qu’il a été très présent dans nos vies. Très jeune, je me suis demandée pourquoi il fallait que j’aime mon père. L’amour n’est pas inné, et celui que l’on éprouve à l’égard de ses parents n’a rien d’évident. Alors, j’ai pensé qu’il fallait que j’apprenne à l’aimer par moi-même, et j’ai lu ses écrits, tous ses écrits. J’y ai découvert un homme d’une grande sensibilité humaine, capable de réagir à toutes les injustices», dit-elle. Ce père, cette figure du père, elle a été obligée de la partager avec le monde entier. Du plus loin qu’elle se souvienne, elle a toujours «dû partager son père avec les autres».  CHE-2.JPG

Avec une certitude qui lui colle au cœur et au corps affirme: «Quarante deux ans après, le Che est toujours vivant !». Pour elle, la révolution est toujours d’actualité. «On ne peut pas arrêter de résister lorsqu’on voit un enfant mourir quand il peut être soigné. On ne peut pas arrêter de résister avant que chaque homme, femme et enfant vivent en paix et dans la dignité», a estimé l’héritière du combat de Che Guevara. En répondant à l’une des questions, l’oratrice note le lien unissant les peuples révolutionnaires algérien et cubain sous le slogan des plus nobles: «La patrie ou la mort. Nous devons poursuivre le combat jusqu’à la victoire».  

Aleïda a soutenu, néanmoins, qu’«on ne veut plus de guerre à condition qu’on nous respecte en tant que peuples». Selon elle, «aujourd’hui, un peuple libre est un peuple éduqué. Ce dernier est le seul enseignant de l’homme», ce qui est loin d’être une simple approche philosophique mais une réalité concrète. La porteuse du flambeau révolutionnaire humanitaire a lancé un message pour les jeunes algériens, dont Che Guevara est l’une des idoles immortelles. «Mon père n’est pas un Saint, c’est juste un homme. Tout le monde peut faire ce qu’il a fait. Certes, c’est très difficile de laisser tomber la vie bourgeoise, mais il suffit de goûter à l’esprit et la responsabilité humanitaire pour le faire. Il faut que chacun pense à construire l’avenir avec conviction et certitude, car aujourd’hui c’est le bon moment», a-t-elle conclu.

*Ce texte a été publié, dans une autre version, in Tribune Des Lecteurs du 25/11/2009.


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