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Blog de Samir Ghezlaoui

Aleïda Guevara «Un peuple libre est un peuple éduqué»!

25 Novembre 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Politique

Aleïda Guevara à Alger Sur les traces du Che

«Un peuple libre est un peuple éduqué»* 

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«On ne peut pas arrêter de résister lorsqu’on voit un enfant mourir quand il peut être soigné. On ne peut pas arrêter de résister avant que chaque homme, femme et enfant vivent en paix et dans la dignité… »

 

 

 

 

Par Samir Ghezlaoui

Dr Aleïda March Guevara, fille du célèbre symbole révolutionnaire argentin, Che Guevara, effectue depuis avant-hier une visite de courtoisie en Algérie. Dans ce cadre, elle s’est rendue, lundi matin, au siège de l’APC de la Casbah où elle a observé une minute de silence à la mémoire du grand «CHE» au boulevard Che Guevara. Ensuite, l’hôte de l’Algérie a été reçue au siège du Conseil de la nation. Dans l’après midi, la Guevara juniore participe à une conférence-débat au siège national du Front de Libération Nationale (FLN). Après la projection d’un film montrant les grands instants qui ont marqué la vie amoureuse et politique du révolutionnaire, qui était son père, la parole a été donnée à la conférencière de marque qui se lance en affirmant que «les idées et les convictions manquent à l’humanité depuis pratiquement la disparition d’Ernesto Che Guevara».

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La fille du «Comandante» a invoqué la pe nsée de s on père qui irrigue encore l’esprit de tous ceux qui combattent les injustices. Elle était là, si présente, à la tribune sous l’ombre de son cher papa. L’invitée d’honneur a commencé son intervention, «logiquement», par l’évocation de son rapport avec le «Padre (père)». «C’est très difficile de parler du Che. J’ai eu le privilège de vivre, mais très peu, avec mon père. Mais ma mère l’aimait passionnément et nous a appris à l’aimer, de sorte qu’il a été très présent dans nos vies. Très jeune, je me suis demandée pourquoi il fallait que j’aime mon père. L’amour n’est pas inné, et celui que l’on éprouve à l’égard de ses parents n’a rien d’évident. Alors, j’ai pensé qu’il fallait que j’apprenne à l’aimer par moi-même, et j’ai lu ses écrits, tous ses écrits. J’y ai découvert un homme d’une grande sensibilité humaine, capable de réagir à toutes les injustices», dit-elle. Ce père, cette figure du père, elle a été obligée de la partager avec le monde entier. Du plus loin qu’elle se souvienne, elle a toujours «dû partager son père avec les autres».  CHE-2.JPG

Avec une certitude qui lui colle au cœur et au corps affirme: «Quarante deux ans après, le Che est toujours vivant !». Pour elle, la révolution est toujours d’actualité. «On ne peut pas arrêter de résister lorsqu’on voit un enfant mourir quand il peut être soigné. On ne peut pas arrêter de résister avant que chaque homme, femme et enfant vivent en paix et dans la dignité», a estimé l’héritière du combat de Che Guevara. En répondant à l’une des questions, l’oratrice note le lien unissant les peuples révolutionnaires algérien et cubain sous le slogan des plus nobles: «La patrie ou la mort. Nous devons poursuivre le combat jusqu’à la victoire».  

Aleïda a soutenu, néanmoins, qu’«on ne veut plus de guerre à condition qu’on nous respecte en tant que peuples». Selon elle, «aujourd’hui, un peuple libre est un peuple éduqué. Ce dernier est le seul enseignant de l’homme», ce qui est loin d’être une simple approche philosophique mais une réalité concrète. La porteuse du flambeau révolutionnaire humanitaire a lancé un message pour les jeunes algériens, dont Che Guevara est l’une des idoles immortelles. «Mon père n’est pas un Saint, c’est juste un homme. Tout le monde peut faire ce qu’il a fait. Certes, c’est très difficile de laisser tomber la vie bourgeoise, mais il suffit de goûter à l’esprit et la responsabilité humanitaire pour le faire. Il faut que chacun pense à construire l’avenir avec conviction et certitude, car aujourd’hui c’est le bon moment», a-t-elle conclu.

*Ce texte a été publié, dans une autre version, in Tribune Des Lecteurs du 25/11/2009.


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