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Blog de Samir Ghezlaoui

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La violence substitue au dialogue social:« Logement ou émeute »!

19 Mars 2010 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

La violence substitue au dialogue social : « Logement ou émeute » !

Par Samir Ghezlaoui

In Tribune Des Lecteurs du 20/03/2010

policiers_algeriens_sous_des_jets_de_pierres_lors_d_une_man.jpgComme attendu, à la suite du relogement des quelques cinq cents familles du quartier Diar Echems, secoué en octobre dernier par des violents affrontements entre les malheureux postulants pour le logement social et les force de l’ordre, des échauffements éclatent un peu partout dans les quartiers de fortune et les bidonvilles entourant Alger. Ainsi, les routes barrées, les barricades, les pneus en feu et les cocktails Molotov ont pris la place des documents administratifs constituant les dossiers, bureaucratiques, des demandes de logement qui tardent à venir. Les habitants contestataires, notamment les jeunes, pensent avoir entre leurs mains une meilleure solution pour s’accaparer une habitation décente. Pour eux, il n’y a plus de place pour le dialogue social pacifique, il n’y a que les émeutes qui mettent la pression sur les autorités locales afin de prendre en compte et en charge, sérieusement, les doléances des citoyens qui ont ras-le-bol de cette misère.

Eremli en feu

La plupart des habitants des gourbis algérois s’impatientent pour bénéficier d’un appartement respectueux parmi les logements promis par la wilaya dans le souci d’éradiquer les quartiers précaires qui gâche l’image de la Capitale. Tout le monde, alors, se croit prioritaire par rapport à d’autres habitants. Avant-hier, c’était le tour des habitants d’Oued Smar pour sortir dans la rue et réclamer des logements convenables à la place des baraques de fortune qu’ils occupent. Vers 10h du matin, des dizaines des jeunes ont brûlé plusieurs pneus usés à côté de la voix ferrée dans le quartier d’Eremli. En faisant une viré hier sur place, nous avons constaté que les choses étaient plutôt calmes, aucune trace des échauffements. « C’était une petite émeute déclenchée par des jeunes qui ont mis du feu dans des pneus au milieu de la rue. Maintenant, les choses sont calmes », nous a déclaré un quinquagénaire que nous avons rencontré devant sa malheureuse maisonnette. Et c’est vrai que nous avons eu des difficultés pour recueillir des témoignages concernant l’« émeute ». Les gens ne voulaient rien dire. Cependant, selon les quelques informations que nous avons eu, les jeunes déclencheurs de la contestation ont, vite, renoncé à leur action juste avec l’arrivée des gendarmes sur les lieux. Ces derniers ont réussi à contenir, rapidement, cette manifestation de colère. Sur la route du retour, nous avons eu droit, quand même, à une réponse satisfaisante d’un jeune à propos des raisons de cette émeute. « Les habitants de Diar Echems sont relogés grâce à l’émeute et la force. Nous voulons faire de même pour bénéficier de logements à notre tour. C’est la seul façon pour obliger les autorités à nous écouter », a-t-il sonné.

Nouveau mode de communication ?

Et oui, en Algérie de 2010, le nouveau mode de communication préféré entre les gouvernés et les gouverneurs, est l’émeute. Apres celles de la Kabylie et de l’Oranie, arrive celle des bidonvilles algérois. A la place du dépôt, vain, d’un dossier légal de demande de logement, la nouvelle astuce est moins compliquée. D’après certains jeunes, il suffit de mettre le feu dans des pneus ou des poubelles, barrer la route pour quelques heures et dans la mesure du possible lancer quelques projectiles sur les forces de l’ordre, pour espérer avoir un logement décent.

Dans ce sens, les même scènes de Diar Echems, mais moins violentent et vite étouffées, se sont reproduites partout dans les quartiers précaires d’Alger. C’est le cas à Djenane Sfari à Birkhadem, où sont recasés les relogés de Diar Echems, de Zaâtcha, quartier relevant de la commune de Sidi M’hamed, la ferme Gregory près de Kouba et enfin à Saoula. Toutes ces cités vulnérables veulent leur part de logements. Ce qui augmente le risque de nouveaux dérapages. Pour rappel, le wali d’Alger avait annoncé la distribution de 10 000 logements au niveau de la wilaya d’Alger. Cette décision échauffe, davantage, les esprits des locataires des bidonvilles qui s’impatientent pour figurer dans la liste des bénéficiaires. De leurs côtés les habitants du vieux bâti espèrent un relogement dans les meilleurs délais à cause du danger et la précarité qu’ils vivent au quotidien. Ces deux franges de la société ont marre de voir les noms des affairistes et des opportunistes figuraient, à chaque nouveau affichage, sur listes des bénéficiaires au détriment des vrais ayants-droit. Il faut s’attendre au pire, Alger est sur poudrière !

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En attendant 300 autres pour demain: 205 familles de Diar Echems relogées

14 Mars 2010 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

En attendant 300 autres pour demain
205 familles de Diar Echems relogées

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r Samir Ghezlaoui
In Tribune Des Lecteurs du 15/03/2010

Quelques 200 familles ont soupiré, hier, à la cité Diar Echems relevant administrativement de la commune d’El-Madania. Ces familles ont été, enfin, relogées après plusieurs années de calvaire, vécu au quotidien. Cette action de relogement est une réaction directe des autorités locales par rapports aux violentes émeutes qui ont éclaté dans ce quartier populaire de plus de 1500 foyers, en octobre dernier.DSC_0094.JPG Très tôt le matin, les camions et les différents véhicules apprêtés pour déplacer les familles et leurs bagages ont pris la route vers Tixeraïne dans la commune de Birkhadem. Officiellement, 205 familles bénéficiaires ont rejoint les nouveaux appartements de type F3 et F4. Selon un responsable de la mairie d'El-Madania, l'opération de relogement « qui a touché, essentiellement, les familles qui logeaient, depuis des années, dans des habitations précaires au milieu de la cité », connaîtra une deuxième phase demain. « La phase d'aujourd'hui (hier) a été conclue par le relogement d'environ 200 familles, habitant le bidonville et les gourbis. L'opération de relogement se poursuivra, encore durant trois jours et s'achèvera avec le relogement, cette fois-ci, de quelque 300 familles des cinq anciens immeubles de la cité », nous a précisé notre interlocuteur. « Les relogés de mardi prochain rejoindront des appartements au quartier dit Djenane Sfari, toujours dans la commune de Birkhadem », a-t-il ajouté. Cette heureuse circonstance, pour les familles relogées dans des maisons dignes et respectueuses après des dizaines d'années de souffrance, était une occasion de faire la fête et de se féliciter. « Wach Farid Aâtawlkoum Dar. Bsehetkoum khou (on vous a donné une maison Farid ? Félicitations mon frère) », disait un jeune à son ami dont la famille a rejoint déjà sa nouvelle habitation. Durant toute la matinée et une partie de l'après midi, la cité précaire de Diar Echems a été marquée par un « brouhaha » inhabituel. Les gens allaient dans tous les sens. Si les familles bénéficiaires du relogement, du moins celles qui attendent avec impatience le mardi pour pouvoir déménager, vivaient une liesse en communion familiale, la colère des dizaines d'autres n'est pas à ignorer. En effet, les agents des travaux publics de la commune qui étaient sur place, dotés de leurs pioches et un bulldozer, ont eu du mal à terminer leur travail de destruction des baraques de fortune désertées par leurs habitants. Une vingtaine de familles refuse de quitter ces maisonnettes car, tout simplement, elles ne sont pas concernées par le relogement. D'après les témoignages que nous avons recueillis auprès des contestataires, leurs noms figuraient sur la liste des relogés jusqu'à la veille de l'action. Au matin, lorsqu'ils s'apprêtaient, comme leurs voisins, à quitter cette misère, ils étaient surpris par leur écartement de la liste des bénéficiaires. Ne comprenant pas la raison de cette mésaventure, « les victimes » crient au scandale et dénoncent des pratiques malsaines de la part des chargés administratifs de l'opération de relogement. Ces derniers ont demandé aux protestataires de déposer des recours auprès des autorités compétentes. Les ayant-droits, écartés, parlaient d'entraves, devenues traditionnelles chez nous, en l'occurrence les connaissances, la Hogra et la fameuse Tchipa. A moins que ce problème soit réglé rapidement, les choses risquent de déraper de nouveau dans ce quartier portant le nom du « Soleil », absent depuis des années à Diar Echems. (Pour plus de détails et de précisions, attendez notre reportage qui apparaîtra demain).
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Prestation de serment pour devenir avocat en Algérie: Parcours du combattant… et 5 millions cash

2 Mars 2010 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

Prestation de serment pour devenir avocat en Algérie
Parcours du combattant… et 5 millions cash

toge fr facePar Samir Ghezlaoui

In Tribune Des Lecteurs du 03/03/2010

Certes, comme c'est le cas pour plusieurs emplois, les candidats doivent répondre à certaines exigences, mais pas au point, osons dire, de limiter ce métier pour une couche sociale bien déterminée. Ainsi, cette profession noble trouve son ancienne vocation dans notre pays, celle de ne permettre qu'aux " bourgeois " de porter la " ravissante " robe noire.
L'étudiant algérien, qui a mis dans son agenda de projet professionnel le métier d'avocat, doit préparer son bagage, car il sera obligé de faire un parcours du combattant, avant de satisfaire son petit rêve d'enfance.Tout d'abord, licencié en droit et sciences juridiques, il doit préparer son CAPA. " Pour avoir mon Certificat d'aptitude à la profession d'avocat j'ai payé 10 000 DA, pour une durée d'études d'une année ", nous déclaré Imad, étudiant de Capa à Ben Aknoun. Notre interlocuteur nous explique, en outre, que le prix à payer pour le certificat d'aptitude varie selon l'université d'accueil. Par exemple à Tizi-Ouzou, dit-il, il faut verser une somme de 3 000 DA.


Juste après le Capa, le candidat avocat doit entamer un stage pratique de 9 mois chez un avocat exerçant. " Pour espérer prêter serment et entamer mon métier d'avocat, je dois passer par d'autres étapes. Le cap le plus dur, à sur-dépasser, est de se procurer une domiciliation chez un avocat, qui doit avoir six ans d'expérience au minimum ", a précisé Imad, apparemment trop agacé par cette démarche. Et oui, il y a de quoi être inquiét pour ce jeune étudiant qui a un seul rêve, celui de porter un jour la robe noire. C'est vraiment compliqué pour lui et pour des centaines de jeunes dans son cas, de trouver un bureau d'avocat pour passer le stage obligatoire d'apprentissage et de perfectionnement. En parallèle avec tout ça, l'avocat stagiaire est obligé de fournir un dossier, exigé par les bâtonnats, avant de prêter serment. Ce dossier démontre le degré atteint par la bureaucratie dans notre pays. En plus des documents traditionnels qu'on a l'habitude de fournir pour ce genre de dossier administratif, on a constaté parmi les pièces, composant le dossier de candidature, des documents qui ne servent à rien, sinon à favoriser certaines catégories. En effet, entre les vingtaines de pièces à fournir, se distinguent deux attestations : Attestation de fils de Chahid et l'attestation de membre ALN ou OCFLN (l'Organisation Civile du FLN). " Ce dossier est excessif. On veut casser notre volonté avec leur bureaucratie. En revanche, le même dossier favorise certains candidats au détriment des autres. Tu peux être un étudiant brillant et avoir un grand potentiel d'avocat, mais si tu n'a pas un soutien important, tu ne peux rien espérer ", a indiqué encore Imad, qui doit achever son Capa cette année. Notre témoin nous dévoile également une confidence faisant état d'aspects douteux, pour réussir à prêter serment. " La bureaucratie et les conditions de la sélection des avocats stagiaires obligent quelques jeunes postulants, à utiliser d'autres méthodes pour se faire accepter, dit-il, soit chercher des connaissances ou même faire appel à la traditionnelle Tchipa ".


Toutes ces conditions et les formalités n'aident pas à développer le métier d'avocat dans notre pays et restent un obstacle majeur pour une vraie réforme de la justice algérienne. Pour rappel, chaque avocat stagiaire s'acquitte obligatoirement d'une somme de 5 millions de centimes pour prêter serment, permettant à l'organisation syndicale des robes noires d'encaisser dans sa trésorerie des milliards de centimes. Récapitulons donc, avant de prêter serment, l'avocat stagiaire doit faire une année de Capa avec paiement de 10 000 DA et à partir de l'année prochaine trois ans d'étude à l'école des avocats, faire un stage de 9 mois, où il est exploité par des avocats chevronnés puisque sont très rares ceux qui paient leurs stagiaires, constituer un dossier administratif " à l'algérienne " et enfin verser 5 briques de centimes pour le syndicat qui va défendre ses droits. Il était temps. L'avocat algérien doit défendre ses droits, avant de penser à défendre ceux des citoyens.

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Les syndicats de l'éducation: L'échec né de la discorde

28 Février 2010 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

Les syndicats de l'éducation
L'échec né de la discorde

Par Samir Ghezlaoui
In Tribune Des Lecteurs du 01/03/2010

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La grève dans le secteur de l’éducation a complètement gâché l’année scolaire en cours. Désormais, quoi qu'il se passe dans les jours à venir, le ministère de l'Education nationale et les syndicats autonomes, ou affiliés à la centrale syndicale, ont perdu leurs paris lancés au début de l'année scolaire. Toutefois, ce n'est ni la tutelle ni les autres qui payeront ces échecs. Comme d'habitude dans cette Algérie pleine de revers, c'est le simple citoyen qui paie le prix fort de la mauvaise gérance. Cette fois-ci, ce sont les élèves des trois paliers, sous la tutelle de Boubekeur Benbouzid, qui se sacrifient à cause des décisions contestées de ce dernier. Mais les syndicats ne sont pas, tout à fait, exempts et ont eux aussi une grande part de responsabilité dans ce malaise, pesant sur l'école algérienne. Hier, encore, les élèves n'ont pu rejoindre leurs salles de classe. Tous les établissements scolaires étaient paralysés, au grand dam des candidats aux différents examens de fin d'année. On va, donc, droit vers le mur. La piste de l'année blanche se précise. Les parents d'élèves, seuls vrais défenseurs des intérêts de leurs enfants, commencent à pointer de doigt les syndicats qui ne veulent pas mettre un terme à leur grève. Cependant, les organisations syndicales, du moins celles qui maintiennent la pression, se dégagent d'ores et déjà de la responsabilité des éventuelles retombées négatives des débrayages sur l'avenir des élèves.

La grève continue


Les syndicalistes renvoient la balle au ministère de l'Education. Selon eux, le seul " coupable " de " l'anéantissement " du secteur de l'éducation est le département de Benbouzid. Puisque ce dernier continue à jouer au sourd-muet dans le traitement de ce dossier. C'est ce qu'a affirmé le président du Conseil national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (CNAPEST), Nouar Larbi, joint hier par téléphone. " Il n'y a eu aucun contact avec le ministère. Notre tutelle persiste dans sa fuite en avant et refuse de donner les vraies solutions aux vrais problèmes ", a-t-il souligné. Le responsable du Cnapest a confirmé que le taux de suivi de la grève, menée par ce syndicat conjointement avec l'Union nationale du personnel de l'éducation et de la formation (UNPEF), a atteint 92% au niveau national. Ce chiffre démontre, en fait, l'ampleur et l'importance du débrayage auquel ont appelé le Cnapest et l'Unpef depuis le 24 février.
Le Secrétaire général de l'Unpef, Sadek Dziri, nous a indiqué hier, de son côté, que l'implication des fonctionnaires de l'éducation dans cette grève est " presque parfaite ", aux quatre coins du pays. " Nous avons constaté un taux de suivi variant entre 80 et 98% ", a-t-il précisé. Au-delà de la guerre habituelle des chiffres entre les syndicats et le ministère, dans des circonstances pareilles, les responsables, des deux syndicats protestataires, parlent d'un " manque de sérieux " et des leurres de la part du ministre de l'Education lui-même. Toujours, d'après nos interlocuteurs, le litige qui les oppose à leur tutelle, se pose autour de trois points principaux qu'il faut impérativement régler: le dossier des indemnisations, les œuvres sociales et la médecine du travail.


Syndicalisme et leadership !

 
Faisons, donc, une lecture de la situation générale, qui règne actuellement sur le secteur de l'éducation nationale. Primo, Boubekeur Benbouzid a tort de penser que tous les problèmes du secteur sont réglés avec son annonce des nouvelles grilles des salaires et des indemnisations. " Une grille erronée ", selon le Cnapest et l'Unpef. Secundo, les syndicats du secteur sont contraints de vivre une crise de crédibilité envers l'opinion publique et particulièrement les parents d'élèves, à cause de la publication des revalorisations dans la presse nationale. Les gens ne comprennent pas le fait que certaines organisations syndicales ont accepté l'offre du ministère, et, du coup, ont gelé leurs mouvements de contestation, tandis que d'autres poursuivent la grève. Faut-il rappeler que le Conseil national des lycées d'Algérie (CLA) et le Syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (SNAPEST), ont suspendu leurs grèves, juste après l'annonce des nouvelles mesures ministérielles. Les parents d'élèves se demandent, donc, où est l'intérêt de l'élève dans la discorde qui décrit la relation entre les différents syndicats de l'éducation ? Cette question pressante, nous l'avons posée au porte-parole du CLA, Achour Idir, au début de tous ces mouvements de débrayage. Ce dernier nous a témoigné qu'il y avait une volonté de son syndicat, pour organiser une action commune de tous les syndicats du secteur. Mais depuis, rien n'est fait. " Le ministère a peur de l'union des syndicalistes. Du coup, il sème le doute et tente tant bien que mal de diviser les rangs des militant syndicaux et de les discréditer aux yeux de l'opinion publique nationale", a déclaré Achour Idir, à mainte reprises, pour Tribune Des Lecteurs. Hier, nous avons posé également la même question à Sadek Dziri, de l'Unpef, qui a répondu diplomatiquement que " chacun a sa façon de militer et de voir les choses ", tandis que le SG du Cnapest était plus clair et plus direct dans sa réponse. " Le militantisme syndicale ne jure que par le terrain. Le ministère ne peut pas cacher ou ignorer la réalité. Franchement, les autres syndicats parallèles ne représentent rien. Il n'ont aucun poids dans notre secteur ", a rétorqué Larbi Nouar.
Il faut dire que le taux de suivi de la grève du Cnapest marque des records. Cela dit, la discorde entre les différents syndicats de l'éducation nationale bloque l'aboutissement vers des solutions fiables, équitables et durables, au malaise qui ronge ce secteur d'un côté et qui met en jeu l'avenir des milliers d'élèves qui risquent une année sans école, de l'autre. Attendons pour voir… 

 
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Benbouzid n'a pas retenu… les leçons ! *

17 Février 2010 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

Les syndicats et les parents d'élèves en ont ras-le-bol

Benbouzid n'a pas retenu… les leçons !



Par Samir Ghezlaoui

 

Le débrayage dans le secteur de l'éducation nationale mené par le syndicat national autonome des professeurs de l'enseignement secondaire et technique (SNAPEST) a connu, durant son deuxième jour, une légère augmentation du taux de suivi avec l'adhésion de nouveaux établissements scolaires. Du moins c'est la synthèse faite par le président de cette organisation syndicale, Meriane Meziane, joint hier par téléphone. " Nous avons signalé de nouveaux lycées qui ont rejoint la grève ", a-t-il affirmé. Répondant aux chiffres officiels concernant le taux de suivi annoncés par le ministère de l'Education nationale, notre interlocuteur les a qualifiés de " ridicules ". En refusant de céder à la guerre traditionnelle des chiffres, le responsable du SNAPEST a, tout de même, donné quelques précisions. " Le ministère parlait de 3% comme taux de suivi, soit au total 1800 grévistes au niveau national. Hors, si on prend l'exemple de la wilaya d'Oran où le taux de suivi de la grève dans son premier jour a frôlé ses 100%, soit plus de mille grévistes, on comprendra que les statistiques de notre tutelle ne tiennent pas la route. Autrement dit, ce chiffre est erroné ", a-t-il expliqué. Selon le même syndicaliste, on veut seulement minimiser l'importance et l'impact de cette action de contestation, " comme d'habitude ". Le porte-parole des enseignants contestataires, a accusé le ministre Benbouzid de vouloir discréditer les militants syndicaux aux yeux de leurs bases et aux yeux de l'opinion publique nationale avec sa méthode de communication. En tout cas, dit-il, en faisant appel à un adage populaire, " il veut cacher le soleil par un tamis. Toutefois, nous restons déterminés à poursuivre notre grève et notre lutte jusqu'à ce que toutes nos revendications soient satisfaites ".

Le ministre assumera l'année blanche


Le président du SNAPEST a, par ailleurs, mis en garde le ministre de l'Education d'assumer, à lui tout seul, les retombées d'une éventuelle année blanche. Dans le même sillage, le porte-parole du conseil des lycées d'Algérie (CLA), Achour Idir, a qualifié les statistiques communiquées par le ministère à propos du taux de suivi de la grève dans ce secteur de " mensonges et de langue de bois ". Le responsable du CLA estime, avec des propos à peine voilés, que Benbouzid n'a pas retenu les leçons des actions précédentes en optant pour des " faux débats et des déclarations contradictoires stériles " dans l'unique but de semer le doute et créer des divergences au sein même des organisations syndicales. " La tutelle a peur que le mouvement syndical et l'entourage social s'unissent, donc elle tente de diviser et dessouder les rangs des enseignants et les autres fonctionnaires qui font preuve de résistance et d'une détermination d'aller de l'avant dans leur lutte de dignité ", a-t-il souligné. D'ailleurs, " le ministre a prouvé depuis plusieurs années, qu'il s'en fout pas mal des enseignants et même des élèves. Son seul et unique but c'est de donner un rapport doré à la fin de l'année scolaire faisant état du taux de réussite aux examens de fin de l'année dans les trois paliers sous sa tutelle ", a estimé Achour. Ce dernier pointe du doigt Benbouzid qui, selon lui, se focalise uniquement sur la rentrée scolaire et son achèvement au détriment de la qualité des cours et le niveau et la situation pédagogiques qui se dégradent de plus belle. " Il faut savoir que cette année par exemple, au moment où je vous parle, nous enregistrons un retard de 50% dans l'application du programme scolaire ", a-t-il précisé. Pour les prochaines actions du CLA, notre interlocuteur a confirmé la tenue d'une grève d'une semaine renouvelable à partir du 21 février. Ce syndicat envisage également un rassemblement le 24 février, probablement, devant le Palais du gouvernement à Alger. Ce sera une sorte de contribution à l'action commune annoncée par plusieurs syndicats de l'éducation nationale prévue pour cette même date où prendront part, notamment, le CNAPEST, le SNAPEST et l'UNPEF. Les parents d'élèves, de leur côté, vont faire bouger les choses dans les quelques jours à venir. Les porte-parole des premières victimes de ce bras de fer entre les syndicats et le ministère de l'Education se concertent pour trouver des solutions protégeant l'intérêt de leurs enfants et éloigner le spectre de l'année blanche qui pointe à l'horizon. Ces solutions seront sous formes de médiation entre les deux parties antagonistes ou plus radicales, quitte à faire appel à la justice. Effectivement, les associations des parents d'élèves pensent sérieusement à ester en justice les responsables de ce blocage qui met en jeu l'avenir de leurs enfants.
Selon leurs divers avis, les responsables peuvent être des deux côtés.
D'abord, les syndicats qui pénalisent les élèves avec des grèves répétées et ensuite le ministère de l'Education qui refuse de prendre au sérieux les syndicats et satisfaire leurs revendications légitimes.

 

In Tribune Des Lecteurs du 18/02/2010

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Achour Idir, porte-parole du CLA, à Tribune Des Lecteurs: "Le ministre veut semer le doute "

17 Février 2010 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

Achour Idir, porte-parole du CLA, à Tribune Des Lecteurs: "Le ministre veut semer le doute "


Interview réalisée par Samir Ghezlaoui

In Tribune Des Lecteurs du 17/02/2010

 

Le porte-parole du Conseil des Lycées d'Algérie (CLA), M. Achour Idir, nous livre ses impressions et ses prévisions par rapport aux débrayages répétés que connaît le secteur de l'éducation nationale en Algérie depuis plusieurs mois. Lui-même enseignant à Béjaia, il dénonce la dégradation du niveau social de cette frange importante dans notre pays ce qui est dû, selon lui, à la fuite en avant des responsables de la tutelle et l'absence d'une réelle volonté politique pour sortir ce secteur de ses latences. En fait, c'est un SOS qu'il lance vers les responsables du secteur et ses camarades des autres syndicats pour tenter de sauver ce qui reste à sauver en optant pour des solutions durables de cette crise multidimensionnelle du secteur de l'éducation.

Quelle est votre analyse de la situation sociale que vit actuellement l'Algérie, notamment les différents débrayages?
La politique économique adoptée par le gouvernement depuis des années n'encourage ni la consommation ni la production. Ce qui a provoqué une dégradation flagrante du pouvoir d'achat de tous les salariés d'un côté, et de l'autre côté l'augmentation du taux de chômage et la précarité de l'emploi. Contrairement au discours officiel qui avance des indices macro-économiques positifs, les indices micro-économiques sont en alerte maximale. La situation sociale de plus de 90% des Algériens est dans la zone rouge ce qui ne les laisse pas indifférents.

 

Le secteur de l'éducation ne cesse de connaître des mouvements de contestation mais sans résultats significatifs. A votre avis, pourquoi cette stérilité ?
Les luttes menées dans le secteur de l'éducation depuis quelques années ont arraché des acquis. Toutefois, ces gains demeurent en dessous des attentes des fonctionnaires de notre secteur qui ont cru aux différentes promesses données pendant des années par la tutelle pour une réelle prise en charge de leurs revendications. Effectivement, dès que la lutte s'arrête ou fait une pause, les responsables entrent dans un mutisme qui ne peut trouver une explication en dehors du fait qu'ils cherchent à calmer les esprits pour gagner du temps au détriment de l'intérêt des élèves et des travailleurs du secteur.

 

Que pensez-vous de la nouvelle méthode de communication de " Lettre ouverte " adoptée par le Ministère de la tutelle ?
Le mensonge, la menace, les intimidations ont été de tout temps les réponses privilégiées du ministre à tout mouvement de lutte dans le secteur. Quant à la lettre ouverte, c'est une ancienne méthode qui a comme objectif de semer le doute entre les travailleurs et leurs représentants syndicaux ainsi que le discrédit de l'action syndicale vis à vis de l'opinion publique.

 

Qu'en est-il des revendications du CLA ?
Le CLA est né autour de trois revendications principales qui sont : une politique salariale permettant un pouvoir d'achat décent. Un statut particulier digne pour les travailleurs du secteur de l'éducation et une retraite après 25 ans de service. En plus de ses revendications, le CLA s'inscrit dans la défense de l'école publique et de sa qualité. Malgré les différentes luttes entamées depuis 2003, nos revendications demeurent toujours sans réponses satisfaisantes.

 

Envisagez-vous de nouvelles actions dans l'immédiat ?
Effectivement, après une attente qui a duré plus de deux mois depuis l'arrêt de la grève du mois de novembre dernier, le CLA a organisé une journée de protestation le 27 janvier et entrera en grève ouverte à partir du 21 février prochain. Cette action sera accompagnée par des rassemblements au niveau du minisère de l'Education nationale et du palais du gouvernement.

 

Quelles sont les alternatives que propose votre syndicat comme solutions durables pour la crise qui ronge le secteur de l'éducation depuis plusieurs années ?
A mon sens, il est temps de procéder d'urgence à la satisfaction des doléances et des revendications soulevées par les travailleurs du secteur et inscrites dans les différentes plates formes de revendications des syndicats. Nous pourrons, ainsi, instaurer un véritable dialogue entre la tutelle et les différents acteurs intervenant dans le secteur (enseignants, inspecteurs, administrateurs,…etc) afin de trouver les meilleurs moyens et outils qui permettront à l'Algérie d'avoir un système éducatif performant et accessible à tous les Algériens.

 

On vous laisse le soin de conclure…
Le système éducatif algérien est malade sur le plan pédagogique (contenus des programmes, surcharge des classes, surcharge des emplois du temps,…etc) et sur le plan socioprofessionnel des travailleurs du secteur (salaire de misère, statut dévalorisant du métier, plus de 80% des travailleurs du secteur meurent avant le départ à la retraite,…etc). Devant cette situation dramatique, les pouvoirs publics continuent dans leur mutisme malgré l'existence de moyens pour la prise en charge de toute cette situation. Je conclue en lançant un appel à tous les travailleurs qui doivent se mobiliser autour de leurs revendications en se mettant en lutte car la lutte est le seul moyen de les faire aboutir.

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N'na Aâldjia, mère de Matoub Lounès:«On attend toujours la date du procès»

7 Novembre 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

 

N'na Aâldjia, mère de Matoub Lounès:

«On attend toujours la date  du procès»

 

Par Samir Ghezlaoui

In Tribune Des Lecteurs du 8/11/2009


 

matoub-cerceuil.jpg

L'affaire de l'assassinat de Lounès Matoub, le célèbre chanteur kabyle tué le 25 juin 1998 dans des circonstances non encore élucidées, est en passe de connaître un énième rebondissement. Jusque là, rien n'est vraiment clair quantà la tenue ou non du procès des assassins présumés durant la prochaine session du tribunal criminel près la Cour de Tizi-Ouzou qui s'ouvrira le 25 octobre. Quoique des sources judiciaires affirment que le complément d'enquête qui était à l'origine du report du procès du 9 juillet 2008 soit terminé, la partie civile n'a pas reçu de convocation.

 

 

         "Tu porteras mon deuil une année au plus, et puis tu  m'oublieras", disait MatoubLounès dans l'une de ses chansons. Pourtant, sa mère N’na Aldjia est loin d'oublier son fils unique, 11 ans après sa disparition. Lors d'une visite qu'on a rendue, avant-hier, à la maison du Rebelle, sa chère maman était là, assise sur une chaise prés de la Mercedes criblée de balles. Elle pleurait encore et toujours son irrécupérable perte. Cela ne l'a pas empêché de répondre, gentiment, à nos quelques questions concernant les aboutissements de ladite affaire de justice. Aldjia Matoub, a estimé qu'"il n'y a rien de nouveau dans le dossier. Pour l'instant, on ne saitmême pas si le procès est programmé prochainement ou non. Je vous assure qu'on n'a pas reçu de convocations de la part du juge d'instruction ni du tribunal d'ailleurs". Triste certes, mais déterminée à poursuivre sa quête de vérité, la mère du défunt chantre, ajoute: "Je ne laisserai pas tomber et je ne renoncerai jamais à la piste conduisant vers la véritable enquête pour désigner les vrais coupables. Ils se trempent, les gens qui pensent que le temps peut m'empêcher d'attendre l'heure de la vérité".

 

         Toutefois, Le programme de l'institution judiciaire reste toujours ouvert. Cela dit, le procès en question pourrait être programmé à la dernière minute comme c'était le cas l'année dernière concernant le même dossier. Des rumeurs circulent comme quoi le président du tribunal criminel est en phase d'additionnement des accusés et les témoins dans le cadre de l'enquête complémentaire, la veuve Nadia et ses deux sœurs comprises. Faut-il préciser que le procès en question, porte sur le jugement de deux mis en cause, en détention provisoire: Malik Medjnoune, arrêté le 28 septembre 1999 et Abdelhakim Chenoui, un ancien islamiste armé qui s'était rendu aux autorités dans le cadre de la concorde civile en septembre 1999. Ils sont tous les deux poursuivis pour appartenance à un groupe armé et complicité de meurtre avec préméditation.

 

         Bizarrement, dans cette histoire juridique qui perdure depuis 10 ans, la partie civile et la défense sont ensemble, complètement solidaires. En effet, durant le procès de l'année passée, la famille Matoub doutait explicitement de la culpabilité des assassins présumés qu'on a présenté au jugement. Malika Matoub refusait de "cautionner une parodie judiciaire". Selon elle, l'investigation préliminaire n'a pas été effectuée. C'est pour ça qu'elle avait estimé qu'il n'y a pas eu d'enquête qui a déterminé que Medjnoune et Chenoui sont les auteurs ou les commanditaires de l'assassinat de son frère. Dès l'ouverture de l'audience, la sœur du défunt avait remis au tribunal une liste de 50 témoins que la justice devait auditionner. Dans cette liste figuraient des personnalités politiques, plusieurs journalistes et l'ancien émir national du GSPC, Hassan Hattab.

 

La chronologie des événements…

 

         Toute l'histoire de l'affaire aussitôt baptisée "L'affaire Matoub Lounès" a commencé un certain jour d'été. Le 25 juin 1998, ce jour maudit, noir et taché de sang, restera marqué dans les annales de la terreur. Ce jour-là, à Tala Bounane, un virage périlleux sur le CW Béni-Douala/Tizi-Ouzou, la mort embusquée attendait avec détermination sa victime. Matoub, le Rebelle, la voix du peuple qui se bat pour la démocratie, les droits de l'homme et la justice sociale, sera tué pas loin de son village natal Taourirth Moussa. La voiture du chanteur avait été tamisée par balles. Soixante-dix-huit impacts ont été relevés sur la puissante Mercedes de l'artiste conservée précieusement dans son garage, en pièce de conviction, à nos jours. Après une reconstitution des faits sur la scène du crime, "très contestée" par la famille Matoub, en juin 2000, un premier procès a été tenu le 20 décembre de la même année dont tout le monde pensait que son verdict mettra fin aux spéculations politiciennes.

 

         Malgré que Hassan Hattab a revendiqué l'acte criminel dès le 1er juillet 1998 par communiqué parvenu à l'AFP: "Un groupe (armé) s'est attaqué à un ennemi de Dieu, l'apostat dénommé Matoub Lounès. La deuxième zone (que dirigeait Hattab, c'est-à-dire la Kabylie) est responsable de l'attentat". Plusieurs spéculations, rumeurs et un grand tapage alimentés par des parties antagonistes circulaient à propos de la mort de Matoub. Encore que, ledit procès soit reporté sine-die à l'issue d'une brève audience par la Cour de Tizi-Ouzou. En présence de deux assassins présumés, sur les dix inculpés, la cour a accédé aux vœux de la partie civile, représentée par la mère et la sœur du chanteur, ainsi qu'à ceux de la défense. Les deux inculpés présents, Abdelhakim Chenoui et Malik Medjnoune, ont crié à haute voix, depuis le box des accusés, leur innocence. Les deux accusés d'être les principaux acteurs de cet assassinat, ont catégoriquement refusé cette étiquette en niant les faits et signifiant qu'ils "n'ont rien à voir ni de près, ni de loin dans cette affaire". La défense qui avait introduit un pourvoi en cassation contre l'arrêt de renvoi de la cour, a estimé, dès lors, que la procédure devrait aller jusqu'à la Cour suprême.

 

         Le deuxième procès, initialement prévu le 05 Mai 2001, a été reporté une autre fois. Cette fois-ci, d'après les autorités judiciaires algériennes, la cause était les événements du printemps noir de Kabylie survenus la même année. Cependant, la goutte qui a fait couler le vase était les déclarations de la veuve du défunt en août 2001. En fait, Nadia Matoub est revenue sur son témoignage qui attribuait dans un premier temps l'attentat au GIA. Les rétractations de madame Matoub font l'effet d'une bombe. Elles mettent en relief les faiblesses d'une instruction truffée de zones d'ombre. La veuve du chanteur avait, à l'époque des faits, soutenu avoir entendu les membres du commando proférer distinctement et à plusieurs reprises: "Allah Akbar!" (Dieu est grand) en s'éloignant de la voiture où gisait le corps de son époux transpercé de sept balles de 9 mm, au côté duquel elle se trouvait.

 

         Cette conversion des faits a contribué à la confusion juridico-politique que constitue toujours ce pénible dossier pour les autorités judiciaires algériennes, alors même que l'instruction est censée être close depuis longtemps. Ceci a attiré l'attention des avocats des parties civiles, Malika et Aldjia Matoub qui voyaient dans ces propos "des éléments nouveaux". Une démarche sur laquelle les conseillers des parties civiles fondent leur espoir pour tenter de faire la lumière sur l'identité réelle des auteurs et des commanditaires de la mort de l'artiste. "La Fondation Matoub Lounès, réitère son exigence pour la tenue d'un véritable procès, mais met en garde toute volonté de lui substituer une "mascarade". Ainsi nous resterons attachée à la revendication de justice, la vraie, pour la manifestation de la vérité", s'enthousiasme une jeune représentante de la Fondation Matoub Lounès. En attendant, les dernières nouvelles qui sortent d'une source judiciaire font état du transfert du dossier de cette affaire vers la Cour d'Alger…wait and see!

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La SNTA dénonce les spéculateurs : Pas d’augmentation des prix du tabac

18 Octobre 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

La SNTA dénonce les spéculateurs : Pas d’augmentation des prix du tabac

Par Samir Ghezlaoui
In El Watan du 18/10/2009

Le président du directoire de la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA) dément une quelconque augmentation des prix du tabac. Dans un entretien accordé à El Watan, Ahmed Madjour affirme que son entreprise applique le même barème des prix sur toute sa gamme des produits depuis 2004.
A en croire ce dirigeant de la SNTA, ces hausses importantes des prix sont l’objet de spéculation de quelques revendeurs après les rumeurs relatives à une éventuelle augmentation prévue dans la loi de finances 2010. « Supposons que le prix du paquet de 20 cigarettes à la sortie d’usine est d’environ 70 DA, on le trouve normalement chez les buralistes à des prix variant entre 80 et 100 DA, voire plus, selon la disponibilité de la marque. Ce sont des marges qu’ils s’accordent eux-mêmes », nous explique M. Madjour. Abordant la loi de finances 2010, notre interlocuteur précise : « L’Etat n’a aucun rôle dans la fixation des prix du tabac. Il peut seulement définir une augmentation des taxes, mais comme à ce jour rien n’a encore été notifié à l’entreprise par la direction générale des impôts, cela suppose qu’il n’y aura pas d’augmentation et que les mêmes taxes seront reconduites pour l’année prochaine. Et si l’augmentation aura lieu, nous n’avons qu’à nous soumettre aux décisions du gouvernement ». Dans ce contexte économique national dominé par la crise financière mondiale qui a tiré la rente pétrolière algérienne à la baisse et l’agitation qui ronge les entreprises nationales publiques et privées après les nouvelles mesures prises dans la LFC 2009, la SNTA se distingue par une bonne, voire une excellente santé financière. Selon ses dirigeants, elle est quasiment le deuxième pourvoyeur de fiscalité après Sonatrach.

« La valeur des taxes imposées aux différents produits de la SNTA par les services des impôts prouve que l’activité de l’entreprise est vraiment créatrice de richesses. En 2008 par exemple, nous avons versé 38 milliards de dinars au Trésor public au titre de recettes fiscales », nous explique le président du directoire de cette entreprise publique. Quoique l’entreprise ne satisfait que près de 70% de la demande du marché national en cigarettes, elle a commercialisé en 2008 pas moins de 850 millions de paquets de cigarettes, toutes marques confondues. Ce qui lui vaut un bénéfice net de 9 milliards de dinars. « Notre chiffre d’affaires hors taxes a atteint 21,3 milliards de dinars en 2008. Une petite baisse de rentabilité est enregistrée par rapport aux années précédentes due essentiellement à la réduction de la production », nous confie M. Madjour. Au sujet de la privatisation de la SNTA, Ahmed Madjour déclare que « juste après la prise de ladite décision d’ouvrir le capital de l’entreprise, nous avons entamé des négociations avec quelques groupes intéressés qui n’ont pas abouti.


Depuis, il n’y a rien de nouveau, nous continuons à produire en tant que société 100% publique ». En revanche, les responsables de la SNTA souhaitent qu’on prenne la décision finale concernant la privatisation ou non de l’entreprise pour pouvoir concevoir une politique de développement et de renouvellement de ses équipements afin d’améliorer ses performances. Selon le président du directoire de l’entreprise, « la SNTA n’est pas concernée par la mise à niveau des entreprises publiques par le gouvernement. Nous n’avons reçu aucune aide ou subvention de l’Etat, d’ailleurs, nous n’en avons pas besoin ». D’après la même source, l’entreprise n’a pas de problème de marché mais un problème de production à cause des vieilles machines. La SNTA a inscrit dans son plan de développement le renouvellement des équipements mais tant que son sort n’est pas encore déterminé, le directoire ne peut pas s’engager pour un quelconque investissement. Sur un autre volet, M. Madjour nie le fait que l’Algérie importe les allumettes de l’étranger.


La production de La SNTA en la matière est estimée à près de 50 millions de boîtes par an, ce qui couvre complètement le marché national. Par contre, on importe la matière première environ 20 000 tonnes annuellement à cause de la production locale très faible du tabac qui ne dépasse pas les 500 tonnes. « Pour 2008, nous avons importé 16 000 tonnes de tabac brut et près de 3000 tonnes de tabac à priser et à mâcher. Soit 5 milliards de dinars comme facture d’importation de la matière première », nous a précisé le président du staff directeur de ladite entreprise publique. L’un des plus importants challenges du directoire de cette société est une délocalisation de ses usines installées essentiellement dans des zones urbaines vers des zones industrielles telles qu’imposée par le gouvernement. Néanmoins, la SNTA vise toujours la qualité du produit proposé à la clientèle.

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Selon une enquête de l’ONS: L’industrie nationale résiste

6 Septembre 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

Selon une enquête de l’ONS: L’industrie nationale résiste

Par Samir Ghezlaoui

In El Watan du 06/09/2009

 

L’Office national des statistiques a confirmé l’amélioration du rythme de l’industrie nationale.

Les résultats de l’enquête d’opinion, réalisée par l’ONS auprès des chefs d’entreprises industrielles, montrent une nette progression de l’activité industrielle des secteurs public et privé au cours du premier trimestre 2009. L’enquête, qui a touché 740 entreprises (340 publiques et 400 privées), évoque une poursuite de l’essor de l’industrie nationale entamé au 4e trimestre 2008. Les conclusions de ladite enquête, rapportées par l’agence officielle (APS), notent aussi une augmentation des exportations des entreprises concernées. En effet, plusieurs patrons des deux secteurs déclarent avoir des contrats d’exportation à satisfaire dans les quelques mois à venir. En revanche, la même étude signale quelques obstacles qui freinent l’expansion de l’industrie nationale. « Le niveau d’approvisionnement en matière première reste inférieur aux besoins exprimés, selon 36% des industriels publics et plus de 9% du privé, qui porte sur le type et le rythme de l’activité industrielle et non sur les productions », précise la même source. Toujours selon le sondage de l’ONS, « l’allongement des délais de recouvrement des créances, les remboursements d’emprunts, les charges élevées – selon les patrons du privé –, et le ralentissement de la demande continuent d’influer sur la situation de la trésorerie des entreprises des deux secteurs ».

On signale en outre plusieurs défaillances dans le domaine de l’équipement, en raison de la vétusté des matériels et des problèmes de maintenance. Malgré ces problèmes, près de 84% des chefs d’entreprise du secteur public et 50% de ceux du privé, concernés par l’enquête, ont déclaré avoir satisfait toutes les commandes reçues. De plus, ils jugent que la situation de leurs stocks est plutôt « normale ». Parlant du volet des ressources humaines, on remarque que le secteur public trouve plus de difficulté à recruter que le privé, notamment en personnel d’encadrement. En revanche, l’enquête ajoute que « quelque 91% des patrons publics et près de 50% des privés estiment qu’en embauchant du personnel supplémentaire, les entreprises ne vont pas produire davantage ». D’ailleurs, la plus grande partie des gérants d’entreprises préfèrent le renouvellement de l’équipement sans embauche supplémentaire du personnel pour produire davantage. Concernant l’avenir de leurs sociétés, « les chefs d’entreprise prédisent que la production et la demande connaîtraient une hausse pour les deux secteurs. Ils prévoient une stagnation pour les prix et une baisse pour les effectifs du secteur public », conclut l’enquête de l’ONS.


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Oléoduc GPL Hassi R’mel-Arzew: La première phase achevée

31 Août 2009 , Rédigé par Samir Ghezlaoui Publié dans #Actualité

Oléoduc GPL Hassi R’mel-Arzew
La première phase achevée


Par Samir Ghezlaoui
In El Watan du 01/09/2009


Le groupe Saipem, chef de file du groupement Saipem-Lead, vient d’annoncer l’achèvement de la phase I du projet LZ2 ligne GPL 24 Hassi R’mel-Arzew et sa mise en gaz.

 

Dans un communiqué de presse, le géant pétrolier italien se félicite de la réception du projet dans les délais contractuels. Saipem a été retenu en 2007 pour un contrat d’une valeur de 36,11 milliards de dinars (environ 501 millions de dollars). Le groupe s’était engagé à réaliser l’ouvrage de transport du gaz de pétrole liquéfié (GPL) LZ2 pour l’alimentation des usines de traitement GP1Z et GP2Z. En fait, le projet LZ2 consistait en la réalisation, dans un délai de 26 mois, d’une canalisation d’un diamètre de 24 pouces sur une longueur de 495 km qui relie le terminal de départ de Hassi R’mel au terminal d’arrivée d’Arzew. La réception de cet ouvrage permettra ainsi de porter la capacité de transport de GPL vers Arzew de 9 à 15 millions de tonnes/an. Avec la réception de ce grand projet dans les délais prévus, ce groupement conforte sa bonne implantation en Algérie. Rappelons qu’il a pris en charge la réalisation de nombreuses infrastructures gazières et pétrolières dans notre pays, dont le plus important reste Medgaz car Saipem a décroché, en 2006, le contrat de 630 millions d’euros pour la réalisation du tronçon sous-marin du gazoduc, situé dans les eaux internationales, sur une longueur de 210 km. Ajoutons qu’en mars dernier, Saipem a signé avec son maître d’ouvrage Sonatrach et son partenaire First Calgary Petroleum LP (FCPLP) un contrat de réalisation d’installations gazières d’un montant de près de 2 milliards de dollars. Ces installations devront permettre de traiter 9 millions de m3/j (soit 3 milliards de m3/an) de gaz, 10 000 bbl/jour de condensat, 14 000 bbl/jour de GPL et 8350 bbl/jour d’huile. Le dernier contrat en date obtenu par Saipem concerne la réalisation d’un quai de stockage pour le futur complexe d’urée et d’ammoniac de Mers El Hadjadj, près d’Oran, pour un montant de 210 millions d’euros.

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